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Reliures de la Bibliothèque nationale de France

Jean-Claude Bozerian (1762-1840)

 
dit l'Aîné
Naissance :
1762
Mort :
1840
Pays :
France
Lieu d’activité :
Paris. Jusqu'à l'été 1790 : rue d'Ecosse, paroisse Saint-Hilaire. De l'été 1790 à 1811 : quai des Augustins, n° 33
Période d’activité :
En activité de 1790 à 1811.
Rôle :
Relieur ; libraire et éditeur
Originaire de Durnieux (Ain), Jean-Claude Bozerian fait son apprentissage de relieur à Lyon, auprès de Jean-Marc Arnaud, "maître papetier, cartonnier relieur de livres, imagier et marchand d'estampes et de musique de la ville de Lyon" (contrat en date du 28 mai 1777). Il s'installe à Paris peu avant 1790 et épouse à l'été 1790 Marie Anne Suzanne Breton, veuve du relieur parisien Pierre Bourlier, demeurant Quai des Augustins, qui devient alors le lieu de résidence et d'activité du nouveau couple. Relieur de grande réputation de son vivant, principalement connu pour ses reliures à décor de bordures dans le style néo-classique caractéristique du Premier Empire, il est sollicité par tous les bibliophiles de l'époque. Il a travaillé pour partie en association avec son jeune frère François. Il se retire des affaires en 1811, laissant l'atelier à son neveu et collaborateur Lefebvre, et s'établit à Meslay (Loir-et-Cher), commune où il s'était rendu acquéreur d'un bien foncier dès 1798 puis à nouveau en 1804, et dont il est le maire de novembre 1731 à mars 1833. Il décède en 1840.

Signature : Bozerian signe presque toujours ses reliures, le plus fréquemment au bas du dos sous les trois formes suivantes, plus ou moins abrégées : « bozerian », « rel. p. bozerian » ou encore « rel. par bozerian ». Sur les reliures de grand format, on trouve la mention complète « relié par bozerian » dorée au bas du dos, au bas de la doublure supérieure ou encore sur la première garde volante. Dans les dernières années d'activité de Bozerian, on note l'apparition ponctuelle d'une nouvelle signature, associant son nom à celui Lefebvre, sous la forme « bozerian et lefebvre ». P. Culot signale au reste une seule reliure signée d'une étiquette manuscrite, comportant la mention « Bozerian relieur / quai des augustins / n° 33 », sur un exemplaire de La Henriade de Voltaire (Paris, 1790).

Voir : Culot 1979 ; Fléty 1988 , p. 32 ; DEL Le Bars 2002 (4) , p. 379 ; Culot 2015 , p. 39-45.