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Georges Drobet (15..-1596)

 
Birth:
15..
Death:
1596
Country:
France
Activity place:
Paris. En 1579 : rue des Sept-Voies. De 1581 à 1588 environ : rue des Amandiers. D'octobre 1594 à 1596 : rue Saint-Jacques et boutique au Palais, en la galerie allant à la Chancellerie. Tours. De 1591 à octobre 1594
Manages:
Atelier du relieur du roi (1587-1596)
Floruit:
Actif au moins de septembre 1579 à fin juin 1596
Role:
Libraire ; relieur ; relieur du roi
L'activité de Georges Drobet comme libraire et relieur est attestée à Paris au moins depuis septembre 1579. Il apparaît pour la première fois avec le titre de relieur du roi dans un acte notarié dressé en août 1587, comme débiteur du doreur Guillaume Nyon (auquel il revient donc d'attribuer les décors des reliures), titre qu'il affiche aussi sur les éditions qui porte son nom, publiées de 1591 à 1596. En 1591, il choisit, comme plusieurs de ses confrères parisiens, l'exil tourangeau pour échapper aux excès de la Ligue parisienne. Il participe en octobre 1591 à la crétion d'une compagnie réunissant l'imprimeur du roi Jamet Mettayer et les libraires Mathieu Guillemot, Claude de Monstr'oeil Sébastien Molin, Marc Orry et Jean Richer, association qui donne lieu à la publication de six ouvrages de 1592 à 1594. Georges Drobet regagne Paris en octobre 1594 et il participe à la publication de trois nouveaux ouvrages, dont le dernier est une Comédie de Dante, achevé d'imprimé le 22 juin 1596. Il décède peu après cette date, certains exemplaires de cette même édition portant le nom de sa veuve. Le nom de Drobet n'a été jusqu'à présent associé qu'à une reliure, sur un exemplaire de l'Office de la Vierge Marie, publié à Paris par Jamet Mettayer en 1586. Cette reliure, à semé de chiffres inscrits dans un réseau de losanges et probablement destinée à un membre de la congrégation de l'Oratoire de Notre-Dame-de-Vie saine, offre la particularité de comporter les lettres G et D respectivement dorées au centre de ses deux chasses de gouttière. H.M. Nixon a proposé d'y voir les initiales de Georges Drobet, ce qui constituerait un exemple de signature resté unique pour le XVIe siècle français.

Voir : Giraudet 1877 , p. 48-49 ; Gruel 1887 , p. 28 et 85-87 ; Gruel 1905 , p. 67 ; Hobson 1953 , n° 29 (p. 63-64) ; Nixon 1971 , p. 226-230 ; Pallier 1975 , p. 505 (n° 134-136) et 550 ; Le Bars 1992 , p. 278, 280 et article "Drobet" du dictionnaire (annexe) ; Le Bars 1998 , p. 27 ; DEL Le Bars 2002 (12) .