reliures.bnf.fr

Reliures de la Bibliothèque nationale de France

Bibliothèque des rois Aragonais

Début d'activité :
1450
Fin d'activité :
1500
Description :
Bibliothèque royale
Localisation :
Naples
La bibliothèque (ou librairie) des rois Aragonais de Naples fut fondée par Alphonse V le Magnanime, roi d'Aragon (1416-1458) et de Naples (1442-1458), qui s'entoure de nombreux humanistes, fait copier des manuscrits, y compris d'auteurs grecs dont il commande des traductions. Cette bibliothèque est enrichie par son fils Ferdinand Ier, roi de Naples (1458-1494), qui ajoute aux manuscrits des livres imprimés. Cet accroissement se fait aussi notamment grâce aux confiscations des biens de ses opposants politiques, après la sévère répression de la révolte nobiliaire des années 1485-1487. Lors des expéditions françaises menées dans la péninsule italienne à l'initiative du roi Charles VIII (1483-1498), 1140 volumes de cette bibliothèque sont saisis en 1495 et rapportés en France, au château d'Amboise, d'après la liste détaillée qui en fut dressée peu après la mort de Charles VIII en 1498, document qui a été perdu. Une partie de ces volumes sont transférés au château de Blois, en novembre 1501, avec l'ensemble de la librairie de Charles VIII, où ils constituent une partie de la nouvelle bibliothèque royale de Blois, comme l'atteste le premier catalogue de cette bibliothèque dressé en 1518. Environ 730 de ces volumes (manuscrits ou imprimés) ont aujourd'hui été identifiés dans les collections de la Bibliothèque nationale de France.

Marques de possession : les livres provenant de cette bibliothèque sont identifiés par la présence, sur le premier ou le dernier feuillet, d'une cote composée de chiffres romains, précédés ou non de la lettre A ou B. Certains volumes comportent en outre des titres manuscrits, associés ou non à ces cotes. Cette provenance peut aussi être confirmée par la présence des armoiries ou emblèmes de la famille royale aragonaise peints au début des volumes. Lorsqu'elles ont été conservées, les reliures d'origine, en maroquin à décor de petits fers dorés ou estampés à froid caractéristiques de la production aragonaise du XVe siècle, sont un autre élément possible d'identification.

Voir : De Marinis 1947-52 ; Baurmeister et Laffitte 1992 , notamment p. 130-132.