reliures.bnf.fr

Reliures de la Bibliothèque nationale de France

Macé Ruette (1584-1644)

 
Naissance :
1584
Mort :
1644
Pays :
France
Lieu d’activité :
Paris. rue saint-Jean-de-Latran, près la Fontaine Saint-Benoît
Dirige :
Atelier du relieur du roi (1634-1644)
Période d’activité :
En activité de 1606 à 1644.
Rôle :
Libraire et relieur ; éditeur ; relieur du roi.
La vie et l'activité de Macé sont relativement bien documentées par rapport à celles d'autres libraires et relieurs de la même épqoue. Apprenti en 1598 chez le libraire et relieur Dominique Salis, Macé Ruette s'installe à son compte en 1606 et acquiert par la suite une place importante au sein de la communauté des imprimeurs, libraires et relieurs puisqu'il est de 1629 à 1634 administrateur de la Confrérie. En 1634, à la mort de Clovis Eve, il reçoit le titre de relieur du roi, charge qu'il occupe jusqu'à sa mort, en 1644, date à laquelle son fils Antoine en hérite à son tour. Il ouvre également sa propre boutique de libraire.

R. Esmerian a distingué deux grandes phases dans sa production. Dans le premier tiers du XVIIe siècle, jusqu'en 1620 environ, celle-ci se conforme aux styles caractéristiques du moment (principalement des décors à la fanfare de type tardif et des décors d'encadrement « à la Duseuil »). Du début des années 1620 jusqu'en 1634, on relève toute une série de reliures de petit format réalisées pour l'amateur Habert de Montmor (1600-1679), sur sa collection elzévirienne, qui offrent la particularité de comporter le nouveau matériel de dorure de l'atelier, avec des fers filigranés, agencés au centre des plats sous forme de petites gerbes. La production de l'atelier propose au reste, sur les volumes de plus grand format, aussi bien des décors de compartiments que des décors de type centre et coins, densément enrichis de petits fers filigranés, bordures comprises, et mosaïqués de cuirs de couleurs.

Dans un autre registre, Lacaille (cité par Thoinan) attribue à Macé Ruette l'invention du papier marbré et du maroquin jaune marbré ; si l'on peut infirmer aujourd'hui la véracité de la première assertion, la seconde reste plausible mais difficile à prouver en l'absence d'évidence documentaire.

Voir : Thoinan 1893 , p. 388-389 ; vente Paris 1972, Esmerian II-1 , p. 9-17, n° 4-17 ; vente Paris 1972, Esmerian II-2 , annexe A-II ; DEL Conihout 2011 (2) , p. 632-633 ; Barber 2013 , t. I, p. 142 et 338 (cité) et t. II, p. 547 (reliure attribuée).